Chaque année, les marques se livrent une bataille silencieuse à l’approche des fêtes. Toutes cherchent à capter l’attention, à provoquer de l’émotion, à marquer les esprits. Pourtant, rares sont les campagnes qui dépassent réellement le cadre publicitaire pour entrer dans la culture populaire.
La pub de Noël d’Intermarché fait partie de ces exceptions.
Dans ce film, la marque ne met ni une famille autour d’une table, ni une maison chaleureuse, ni une avalanche de produits. Elle choisit un décor hivernal, une forêt enneigée, et un héros inattendu : un loup solitaire. Rejeté par les autres animaux, il tente simplement de partager un moment de fête. Ce parti pris narratif installe immédiatement une atmosphère singulière, loin des codes traditionnels de Noël.
Cette campagne a su toucher un public très large, bien au-delà des consommateurs habituels de l’enseigne. Elle a généré de l’émotion, de la discussion et surtout une forte mémorisation. Ce succès n’est ni le fruit du hasard ni celui d’un budget disproportionné. Il repose sur des choix stratégiques précis, à la croisée du storytelling, de la psychologie et des usages contemporains de l’influence.
Dans cet article, 18h08 agence d’influence marketing n°1 en France, analyse cette publicité. Cela nous permet de comprendre ce qui fait aujourd’hui la différence dans un paysage saturé de messages commerciaux, et surtout ce que les marques, vous, peuvent en retenir pour leurs propres campagnes.
1. Une publicité qui rompt avec les codes traditionnels de Noël
La majorité des publicités de fin d’année suivent une mécanique bien huilée. On y retrouve des familles réunies, des sourires appuyés, une jolie musique et une avalanche de produits mis en avant. Ces campagnes fonctionnent parfois, mais elles se ressemblent trop souvent.
La pub de Noël d’Intermarché a pris le contre-pied de cette approche.
Pas de table dressée, pas de salon décoré, pas d’enfants surexcités devant le sapin. Le film se déroule dans une forêt froide, silencieuse, presque hostile. Le héros n’est pas un parent, un enfant ou un grand-père, mais un loup. Un animal habituellement perçu comme dangereux, effrayant, rejeté. Ce choix narratif crée une rupture immédiate avec les codes traditionnels de la publicité de Noël.
Elle ne cherche pas à empiler les symboles festifs. Elle s’appuie sur un récit simple, presque intimiste, centré sur un personnage et une situation universelle.
Ce choix narratif est essentiel. En évitant les clichés, Intermarché libère l’espace émotionnel du spectateur. Il ne lui impose pas une émotion, il lui laisse la possibilité de la ressentir. C’est une nuance fondamentale. Le spectateur n’est pas guidé, il est invité.
2. Le pouvoir d’un storytelling centré sur l’humain
Le cœur du succès de la pub de Noël d’Intermarché repose sur son récit.
Il ne s’agit pas d’une histoire spectaculaire. Il s’agit d’une histoire plausible, dans laquelle chacun peut se projeter.
Le storytelling, qui est l’art d’engager son audience, et le scénario, ne mettent pas la marque au centre. Ils mettent en avant une relation, une émotion, un manque, un désir de lien.
Tout au long du film, le loup tente maladroitement de s’intégrer aux autres animaux de la forêt. Il apporte une bûche pour alimenter le feu. Il observe la fête de loin. Il essaie de se rapprocher, mais chaque tentative provoque la fuite collective. Les autres animaux ont peur de lui à cause de ce qu’il représente.
Cette mécanique d’exclusion est universelle. Elle renvoie à des situations vécues par beaucoup : se sentir différent, de trop, mal compris, rejeté sans avoir eu la possibilité de montrer qui l’on est vraiment.
Dans les campagnes les plus efficaces, la marque accepte de s’effacer pour laisser place à l’histoire. Ici Intermarché ne cherche pas à être admiré, mais à être utile. Cette logique narrative renforce l’authenticité perçue. Le spectateur ne se sent pas manipulé. Il se sent concerné.
3. Une émotion maîtrisée, jamais forcée
L’émotion est un levier puissant, mais risqué. Trop appuyée, elle devient artificielle et elle peut provoquer le rejet.
La pub de Noël d’Intermarché évite cet écueil grâce à une grande retenue. La musique, les silences, le rythme du montage participent à cette subtilité.
Ce travail de justesse repose aussi sur un choix de production fort. La publicité a été tournée en France, avec de vrais décors et une mise en scène cinématographique classique. Le loup est un personnage animé, mais intégré dans un environnement réel, sans recours à l’intelligence artificielle générative. Ce parti pris donne au film une texture très organique, presque palpable, qui renforce l’authenticité perçue du récit.
À l’heure où de nombreuses marques expérimentent des films produits en partie ou entièrement par IA, Intermarché fait ici le choix inverse : celui du temps long, du travail artisanal, de la direction artistique et de l’émotion construite image par image. Ce choix contribue fortement à la crédibilité et à la puissance émotionnelle du film.
Rien n’est surjoué. Les regards, les gestes et les non-dits font une grande partie du travail.
Cette capacité à doser l’émotion est l’un des grands enseignements de cette campagne. Elle montre que la puissance ne réside pas dans l’intensité, mais dans la justesse.
4. Une marque cohérente avec son positionnement historique
Intermarché ne sort pas ce type de publicité de nulle part. Depuis plusieurs années, l’enseigne développe une communication axée sur le quotidien et les choix responsables, l’humain est toujours au centre. Cette publicité de Noël s’inscrit pleinement dans cette continuité.
On retrouve dans ce film les mêmes valeurs que dans les campagnes consacrées aux producteurs, aux produits imparfaits ou à l’accessibilité alimentaire. Intermarché raconte depuis longtemps des histoires de gens ordinaires, de situations simples, de choix du quotidien. Le loup devient ici un nouveau personnage de cet univers narratif.
Cette cohérence renforce la crédibilité du message. Le public ne perçoit pas la campagne comme une opération opportuniste liée aux fêtes, mais comme une extension logique du discours de la marque.
Lorsqu’une campagne est alignée avec l’ADN d’une entreprise, elle gagne en puissance. Le message semble plus sincère, car il ne contredit pas les prises de parole précédentes.
Intermarché montre ici l’importance de penser les campagnes comme des chapitres d’un récit global, et non comme des actions isolées.
5. Une diffusion amplifiée par les usages de l’influence
Si la publicité a autant marqué, c’est aussi parce qu’elle a été largement relayée. Pas uniquement par la marque elle-même, mais par les internautes.
La pub de Noël d’Intermarché a circulé sur les réseaux sociaux, dans les discussions privées, dans les médias, sans que la marque n’ait besoin d’en forcer la promotion.
Ce phénomène s’explique par un mécanisme simple : une émotion forte donne envie de partager.
Dès sa diffusion, la publicité a été massivement commentée sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont exprimé leur émotion, certains racontant même avoir pleuré devant le film. Plusieurs médias l’ont classée parmi les meilleures publicités de Noël de l’année.
Le contenu devient alors un objet culturel, et non plus un message publicitaire.
Dans un contexte d’influence, ce type de campagne est particulièrement intéressant. Elle ne repose pas sur des partenariats massifs avec des créateurs. Elle s’appuie sur un relais organique, porté par la qualité du récit.
Cela montre que l’influence ne se limite pas à des collaborations rémunérées. Une publicité bien pensée peut devenir un sujet de conversation, un point de référence, un contenu repris spontanément par des créateurs, des médias et des communautés.
6. Ce que les marques peuvent apprendre de ce succès
La pub de Noël d’Intermarché offre plusieurs enseignements clés pour les marques qui souhaitent améliorer leurs campagnes d’influence et de communication.
D’abord, elle rappelle que le produit n’a pas toujours besoin d’être au centre du message. Mettre en avant une situation humaine peut être bien plus efficace pour créer de la préférence de marque.
Ensuite, elle souligne l’importance de la cohérence. Une campagne forte s’appuie toujours sur un socle de valeurs déjà installé. Elle ne cherche pas à inventer une nouvelle identité le temps d’une opération.
Elle montre aussi que l’émotion fonctionne lorsqu’elle est respectueuse. Le public accepte d’être touché, à condition de ne pas se sentir instrumentalisé.
Enfin, cette campagne rappelle que le succès ne dépend pas uniquement du format ou du canal. Il dépend avant tout de la qualité du récit et de la compréhension fine des attentes émotionnelles de l’audience.
La publicité d’Intermarché n’est pas seulement une belle histoire. C’est une démonstration de stratégie émotionnelle appliquée à la communication de marque.
Conclusion
Le succès de la pub de Noël d’Intermarché ne tient ni à un effet de mode ni à une recette miracle.
Il repose sur une histoire simple, un personnage attachant, une mécanique émotionnelle universelle et une exécution d’une grande justesse.
Cette campagne rappelle que les marques les plus performantes ne sont pas celles qui parlent le plus fort, mais celles qui savent toucher leur audience. Dans un environnement saturé de messages, la sincérité devient un avantage concurrentiel majeur.
Pour les marques et les agences, la leçon est claire : créer une campagne mémorable ne consiste pas à en faire plus, mais à mieux comprendre ce que l’on veut transmettre et pourquoi.
La publicité cesse alors d’être un message pour devenir une expérience partagée.
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